Malgré le froid glacial et les difficultés liées à la crise sanitaire, nous avons été 500  dans les Landes à nous rassembler aujourd’hui. L’objectif était exprimer la consternation, la colère et les inquiétudes des équipes éducatives et des personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement agricole ainsi que celles des parents et des élèves, face à la gestion insupportable de la crise sanitaire par le gouvernement dans nos écoles et nos établissements. Une mobilisation nationale qui a déjà réussi à alerter la population et à bousculer le gouvernement en l’obligeant enfin à s’asseoir réellement autour de la table, maintenant nous exigeons du concret !(Vous trouverez ici le communiqué national de la FSU).

Lors de l’audience accordée aux organisations syndicales à Mont de Marsan, Monsieur le DASEN n’a pu qu’égrener de très maigres réponses aux attentes (très peu de masques et d’auto-tests à disposition immédiatement, une ligne téléphonique à destination de l’écoute des direct.rices.eurs d’écoles et qui fonctionne sur les horaires d’ouverture des écoles, quasiment pas de moyens de surveillance en plus dans le second degré, aucune réponse sur le report des examens des épreuves de baccalauréat de Mars, aucune création de postes dès maintenant via les listes complémentaires, des éléments renvoyés à la rencontre des organisations syndicales du soir même avec le premier ministre). La présence du virus n’est pourtant plus une surprise, des solutions d’une toute autre ampleur devraient déjà être mises en place pour permettre la poursuite des enseignements (en présentiel, puisque c’est ainsi que l’on enseigne) autant que possible.

Il est plus que temps que s’arrête la communication déplacée/méprisante/biaisée de nos ministères, et qu’enfin l’éducation redevienne une priorité dans les actes : des moyens humains, une gestion rigoureuse et respectueuse avec des protocoles claires en prenant le temps d’une communication interne et externe fiable et efficace,  des moyens matériels pour nous adapter à la situation et protéger les personnes ( FFP2 à la demande, détecteur de CO2, purificateur d’air lorsque c’est nécessaire etc), des épreuves de baccalauréat nationales et anonymes en juin et très vite un collectif budgétaire ambitieux pour répondre aux enjeux sur le long terme. Nous ne lâcherons rien, nous connaissons mieux que notre ministre nos responsabilités.

Car cette crise est aussi le révélateur brutal du manque de considération de nos missions et des personnels. Un des points saillants est le refus du gouvernement d’augmenter nos salaires à minima à hauteur de l’inflation, aggravant soit la précarité des plus bas salaires soit le déclassement de nos métiers : c’est inacceptable. C’est pourquoi une journée d’action interprofessionnelle est prévue le 27 janvier, et qu vous pouvez d’ores et déjà agir en signant la pétition en ligne: https://fsu.fr/toutes-et-tous-mobilise-es-le-27-janvier-2022/

ici le communiqué intersyndical éducation sur ce sujet :

L’Education dans l’action en janvier :
en grève le 13 pour donner les moyens face à la crise sanitaire, en grève le 27 avec les salarié-es du public et du privé pour une augmentation des salaires et des pensions

 La crise sanitaire agit comme un révélateur et un accélérateur des difficultés de l’Education. Le mépris de l’école et de ses personnels se traduit par une gestion chaotique de l’épidémie, faite de changements de pied incessants, de protocoles intenables et d’absence de moyens donnés pour assurer le fonctionnement de l’Education. Mobilisons-nous par la grève le 13 janvier, à l’appel de la quasi-totalité des organisations syndicales, les organisations lycéennes et les parents d’élèves, pour faire entendre la colère face à tant de mépris pour l’Education et obtenir les conditions de sécurité et de considération pour exercer nos métiers. Nous exigeons les moyens humains nécessaires notamment par la création de postes via les listes complémentaires tout en programmant dès maintenant un collectif budgétaire.

La situation est aussi le résultat d’un quinquennat qui a profondément fragilisé le service public d’Education, en commençant par refuser de revaloriser les agent-es autrement que par des mesures partielles, parcellaires et insuffisantes. Le gel de la valeur du point d’indice sur toute la mandature est inacceptable. Il témoigne d’une forme de mépris pour les agents qui tiennent à bout de bras le service public d’Education, palliant ainsi l’incurie du gouvernement. La reprise forte de l’inflation aggrave les pertes de pouvoir d’achat. Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es. L’Education doit donc prendre toute sa place dans la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier à l’appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, pour revendiquer une véritable augmentation des salaires et des pensions, le dégel du point d’indice, et de meilleures conditions de travail.

Notre Ecole ne peut fonctionner sans moyens supplémentaires et sans personnels revalorisés et reconnus dans leurs expertises professionnelles : nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements, les services pour discuter des suites qu’ils entendent donner au 13 janvier dans la perspective de la grève interprofessionnelle du 27 janvier pour obtenir satisfaction sur les revendications. Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans ce sens décidées par les personnels.