Crise sanitaire ou pas les “réformes” régressives se poursuivent, ensemble disons STOP !

Depuis 18 mois, malgré des conditions de travail fortement dégradées et au prix parfois d’un grand épuisement professionnel, les personnels permettent au service public d’Éducation de « tenir » bon et de remplir sa mission. Depuis 18 mois, la FSU fait des propositions pour permettre un meilleur fonctionnement de l’école, malgré la crise sanitaire,. Or, une nouvelle fois, la rentrée se fait en mode dégradé au plan sanitaire, et sans véritable préparation de la part des ministres : pas de ré- elle prise en compte de la dangerosité du variant, un protocole qui ne répond pas à la situation, le flou et l’absence de réponses sur à peu près toutes les questions, des annonces « hors sol » à l’université… Quel mépris pour les personnels comme pour la jeunesse !

Des personnels méprisés

Avec la suppression des CAP, les droits des agent-es ont été rognés. La perte d’attractivité des métiers {salaires, conditions de travail} donne lieu à un recours de plus en plus important à l’emploi précaire. Après plus de 10 ans de gel de point d’indice, le Grenelle a été annoncé pour permettre une revalorisation dite « historique » par JM Blanquer. Les personnels se sont mobilisés, l’action syndicale a permis que des augmentations existent, mais pour certain-es seulement, essentielle- ment sous forme de primes, conditionnées parfois à certaines missions… Le début de revalorisation est donc un premier pas encore très insuffisant. Une charge de travail de plus en plus lourde, des salaires qui restent bas, ça suffit ! La Fonction publique est affaiblie, les attaques se succèdent envers le monde du travail dans son ensemble : réforme de l’assurance chômage et menace sur celle des retraites… Les salarié-es n’ont pas à payer la crise !

Des conditions de travail dégradées

La crise sanitaire a révélé les carences de l’école, les choix politiques les ont aggravées. Les effectifs sont trop lourds dans les classes. Or cette rentrée se fait encore sous le signe des suppressions de postes dans le second degré, et du manque de moyens dans le supérieur : les élèves et étudiant-es seront « entassé-es » au mépris de la distanciation nécessaire… Les protocoles encouragent le recours à l’enseignement hybride au mépris des textes statutaires et des possibilités des enseignant-es. Quant aux jeunes, il leur faut suivre les cours sans aucune prise en compte des derniers mois, sans aménagement, ni rattrapage : la FSU réclame un plan d’urgence pour l’éducation, des moyens pour travailler en groupes réduits et revenir sur d’éventuelles lacunes.

Des réformes rejetées

Les ministres Blanquer et Vidal poursuivent leur train de réformes pourtant contestées de longue date : Loi de Programmation de la Recherche, menaces sur la direction d’école, réforme du Bac et du lycée, réforme de la formation initiale {INSPE}, transformation de la voie professionnelle et montée en charge de l’apprentissage… La réforme {la destruction !} de l’Éducation prioritaire est sur les rails, prévue pour la rentrée 2022. Aucune de ces mesures ne va dans le sens de l’école que dé- fend la FSU, une école qui permette à toutes et tous d’accéder aux apprentissages. À l’inverse de la nécessaire démocratisation du système éducatif, elles procèdent de méthodes managériales {injonctions, contrôle du travail} pour imposer une école inégalitaire et sélective.